Retour sur Dead Space – Xbox 360

Dead Space, un cauchemar de jeunesse sur Xbox 360. Retrocompatible depuis mars 2016 sur Xbox One, ce fut pour moi l’occasion de replonger sur un des jeux les plus marquant de sa génération.

En 2008, (ça ne me rajeunie pas, snif…) une époque ou le genre « Survival horror » prenait du plomb dans l’aile. Resident Evil 5 et son orientation « jeu de tir en Afrique » avait, pour le coup, jeté un froid sur le genre. Mes espoirs de retrouver un titre similaire à la célèbre franchise de Capcom se tournèrent bien vite sur l’arrivée imminente de Dead Space sur Xbox 360. Une exclusivité temporaire qui me fit acquérir la console de Microsoft. La nouvelle licence d’Electronic Art nous promet un « vrai » jeu de survie ainsi que du sang et des larmes !
Du sang il y en a, c’est vrai, peut être trop même, le soft n’est pas conseillé aux moins de dix huit ans sans raisons, mais je reviendrait sur ce point plus tard.

L’histoire de Dead Space mérite notre attention, sans rallonge lourdingue ou dialogue ridicule, celle-ci nous plonge rapidement dans une situation et un univers solide. Dead Space nous propose d’incarner Isaac Clarke un technicien employé d’une entreprise dont le but est l’extraction de roche à grande échelle. Subordonné à l’agent Kendra Daniels et Zach Ammond, Isaac et ses coéquipiers sont envoyés pour une mission de maintenance sur le vaisseau spatial USG Ishimura… Suite à la découverte d’un étrange vestige sur une planète éloignée, le navire extracteur a cessé d’émettre… Arrivé à bord nous constatons bien vite l’absence d’équipage… Une terrible inquiétude pour Isaac, puisque son épouse est également une employée résidant sur le vaisseau. Pour ne rien arranger, une forme de vie extrêmement hostile et agressive se manifeste, nous obligeant à fuir… chacun de son coté. Il faut investiguer les lieux, mener une enquête sur l’USG Ishimura, mais surtout, surtout, survivre ! Amateur d’Alien et Prometheus, bienvenue !

Nous commençons l’aventure sans arme, ce qui fera biensùr monter le stress face aux premiers nécromorphs rencontrés ; Des abomination hideuse en mutation…Fort heureusement nous mettrons rapidement la mains sur un « cutter plasma », un outils servant à découper la roche. Détourné de son utilisation première celui-ci s’avérera une arme redoutable contre nos ennemis. Le meilleur moyen pour s’en débarrasser sera de démembrer ces créatures cauchemardesques ; Je vous avais dit qu’il y aurait du sang ! Toutefois Dead Space ne permet pas aux joueurs de faire n’importe quoi, Issac notre héros refusera systématiquement d’utiliser une telle arme sur des Personnages non joueurs, même s’ils s’avéraient être déjà morts. Le jeu comporte donc une dose de violence non négligeable, les nécromorphs sont agressifs, rapides et imprévisibles. Garder son sang froid sera la règle pour ne pas être déstabilisé par les cris stridents et démentiels de ces créatures cauchemardesques. Séparé de ses coéquipiers, Issac avancera seul dans les couloirs capitonnés et exigus de ce vaisseau fantôme à la dérive, gardant toujours l’espoir de retrouver sa compagne vivante… Le sentiment d’insécurité, de solitude et d’oppression est magistralement bien rendu. La bande son n’est pas en reste pour rajouter une couche supplémentaire à cette ambiance déjà bien lourde. Même en 2017 et pour l’avoir terminé plusieurs fois, Dead Space arrive toujours à me faire sursauter !

L’USG Hishimura possède un tramway pour se rendre d’un pont à l’autre car celui-ci est gigantesque. Tout en restant cohérent avec l’ensemble, chaque zone du vaisseau possède sa propre identité : Salle des machines et réacteurs austères, laboratoires inquiétant, garde manger contaminé, zone d’extraction immense, salle de commandement…. Il nous faudra donc aller d’un lieu à l’autre pour effectuer diverses missions afin de progresser dans l’aventure. L’ennuie ne s’installe jamais dans Dead Space. Comme la mort à la guerre, le scénario nous suit à la trace : Rebondissements et situations catastrophiques seront notre lot ; Mention spéciale au boss final !

En 2008 lors de sa sortie, Dead Space amène un nouveau souffle au genre « Survival ». Le soft incorpore un aspect customisation et amélioration de son équipement. Outre les kits de soins, des munitions et des crédits (la monnaie locale), Isaac glanera au gré de ses recherches de précieux jetons. Ils peuvent être utilisés de différentes manières : Débloquer certains sasses afin de récupérer de l’équipements, des nouveaux schémas, des notes et des indices. Ces jetons si rares servent également à l’achat et à l’amélioration d’armes, d’armures et de capacités, via des bornes et des établis disséminés au sein du vaisseau.


Difficile d’aborder tous les aspect de Dead space sans prendre le risque d’écrire un pavé indigeste ou de dévoiler des éléments de l’intrigue. C’est que le titre d’Electronique Art ne manque pas d’atout et d’originalité. Que ce soit dans sa réalisation technique, son scénario, ses mécaniques de jeu, Dead Space bénéficie d’une conception pointilleuse, réfléchie et exigeante à tous les niveaux. Tout en prenant soin de ne jamais dépasser les limites de la machine le titre ne présente aucun « clipping », bug ou problèmes de caméra.

Après bientôt neuf ans d’age, Dead Space premier du nom n’a pas pris trop de rides. Certes, celui-ci n’est pas en « 1080 point » et les textures ne sont évidement pas aussi fines que sur les consoles de dernière génération. A l’heure imminente de la Xbox One X, ou enfin l’écart technique vas vraiment se faire sentir, il est encore temps d’apprécier un jeu comme Dead Space.
Personnellement je ne trouve pas vraiment de défauts au titre d’Electronique Art. Si comme moi vous aimez les bons scénarios, une ambiance et une immersion incroyable, alors je vous invite à découvrir ou redécouvrir Dead Space. Survivre au confins de l’espace est une expérience singulière, toutefois Dead Space n’est pas à mettre entre les mains des enfants ou de personnes très sensibles.